5 Bonnes Histoires Le Vendredi - 20 mars 2026
Cette semaine, une spectacle à voir d'urgence (ce week-end), une série pleine de fougue, une BD qui fait voyager, un podcast sans sommeil, et un court-métrage oscarisé...
Voici les 5 bonnes histoires du vendredi, sélectionnées avec soin et attention par Yannick Lejeune et Michael Cesneau, l’équipe de La Machine à Ecrire.
Une spectacle pour découvrir l’art en famille
Exceptionnellement, nous commençons cette sélection avec la partie jeunesse. Non seulement parce que ce spectacle plaira à toute la famille, pas qu’aux petits, mais aussi parce qu’il ne reste que ce week-end pour le voir !
Sous la verrière du Musée d’Orsay, la célèbre statue de l’ours blanc s’anime sur son socle tandis que le gardien somnole. Pompon, la sculpture de François Pompon, a beau être admirée de tous, quelque chose le tourmente : il n’a jamais vu la banquise. Il quitte son piédestal et entraîne dans sa quête la Petite Danseuse de Degas. Autour d’eux, le musée s’éveille avec grâce et malice : statues et tableaux se mettent à chanter et danser. Les enfants découvrent ainsi les monstres de Chauveau, la Charmeuse de serpents de Rousseau, la Sorcière au chat noir, le Chanteur espagnol… Fidèle à son univers jeunesse décalé, Pascal Parisot signe douze chansons vives et modernes, pleines de jeux de langage et d’humour. À ses côtés, Fran Espinosa, danseur, chanteur et comédien d’exception, livre une prestation de haut vol. Les enfants participent, rient et s’enthousiasment, les parents aussi. Vite, courez voir ce génial Pompon !
Pompon, Pompon, de Pascal Parisot, au théatre Saint-Georges (création en résidence à Orsay), dernières dates le 21 et 22 mars (ce week-end)
Une série sur les débuts d’une légende
Dans les couloirs d’Oxford, un valet étudie, observe tout et comprend très vite. Lui, c’est Sherlock Holmes, dix-neuf ans, un petit casier judiciaire à son actif et juste assez d’imprudence pour transformer cette seconde chance en nouveau désastre. Lorsqu’un meurtre secoue l’université, le jeune homme se voit contraint de prouver son innocence. Heureusement, il peut compter sur son frère Mycroft, déjà passé maître dans l’art du contrôle, ainsi que sur un camarade d’études, un certain Moriarty… Le réalisateur Guy Ritchie (Snatch) met en scène les deux premiers épisodes de cette série avec son sens du choc, du rythme et des effets visuels. L’ensemble avance vite, avec humour et modernité. Un vrai bon divertissement.
Young Sherlock, de Matthew Parkhill et Guy Ritchie, sur Amazon Prime Video
Une BD pour découvrir le Liban
Cofondateur du festival Lyon BD devenu attaché culturel, Mathieu Diez s’installe à Beyrouth avec sa famille pour prendre ses fonctions à l’ambassade de France. La ville porte encore les cicatrices de l’explosion du port, l’économie s’effondre et le quotidien s’organise au rythme des coupures de courant. Pourtant, Beyrouth résiste, crée, vibre... Pour partager son expérience, l’auteur a choisi de raconter quatre années intenses, jusqu’aux combats d’octobre 2024. Chronique familiale, carnet diplomatique, regard d’expatrié et témoignage humain s’entrelacent ici sans pathos ni misérabilisme. Le trait de Jibé restitue avec justesse ces ambiances contrastées : entre signes de guerre, événements culturels, et quotidien déroutant. Tout la complexité du Liban s’y exprime pleinement. L’album offre ainsi le portrait passionnant et trépidant d’une grande ville que les médias réduisent trop souvent à ses seules crises.
Tout mais pas Beyrouth, de Mathieu Diez et Jibé, chez Delcourt
Un podcast sur la plus grande des insomnies
En 1915, Paul Kern, soldat hongrois, survit à une blessure qui aurait dû lui être fatale : une balle lui traverse le lobe frontal. Miraculé, il affirme ensuite, pendant quarante ans, ne plus jamais dormir. L’histoire circule, fascine, inquiète, et fait de lui un véritable objet d’étude. Pour France Culture, le réalisateur Nicolas Lévy-Beff en propose un récit polyphonique où s’entrelacent archives, hypothèses médicales et mémoire médiatique. Autour de la table, auteurs et scientifiques, déplacent progressivement le regard sur cette énigme façonnée par son époque. Et si l’on pouvait ne plus dormir, serait-ce souhaitable ? Car vivre sans dormir, c’est aussi vivre sans rêver… Un podcast qui fait coexister science, doute et vertige. Passionnant.
Paul Kern, l’homme sans sommeil, de Nicolas Lévy-Beff, sur France Culture
Un court-métrage qui fait chanter les hommes
Dans un bar miteux, un client difficile quémande verres et monnaie. Le barman l’envoie défier un habitué plus âgé dans un concours de chant improvisé. L’enjeu : cent dollars et une tournée générale. La compétition s’emballe, chacun monte à la barre. Un homme taiseux refuse, puis révèle une voix bouleversante… Ce qui s’ouvre sur une querelle ordinaire dévoile une aventure collective improbable.
Avec The Singers, Sam A. Davis adapte une nouvelle de Tourgueniev en privilégiant l’instant : tournage en 35 mm, outline à la place d’un script, acteurs trouvés sur les réseaux sociaux et dans les rues plutôt qu’aux castings classiques. Résultat ? Oscar du meilleur court métrage en prises de vues réelles 2026.
The Singers de Sam A. Davis, sur Netflix
Un nouvel épisode de La Machine à Ecrire est arrivé !
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre d’autrices de talent, Audrey Faulot et Chloé Vollmer-Lo, qui reviennent avec nous sur la conception de leurs premiers romans.
Audrey Faulot est une véritable amoureuse de l’histoire et des mots. Agrégée de lettres modernes et spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, elle enseigne à l’université quand elle n’écrit pas des romans jeunesse. Son 1er roman, La Clé des champs, a reçu le Prix du Premier Roman Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama. Depuis la rentrée, elle est de retour en librairie avec son 2e roman, Moonwalk, une comédie familiale et fantastique sur un jeune héros qui doit sauver sa mère du rajeunissement.
Chloé Vollmer-Lo est une artiste aux multiples facettes. Issue du théâtre, photographe de métier et autrice, elle possède un œil unique pour capter l’intime. Sa 1re incursion dans l’écriture scénaristique s’est faite à travers la BD L’Apocalypse selon Magda, dessinée par Carole Maurel. Elle nous revient avec son 1er grand roman, L’Institut du nouveau lendemain, les visages du feu aux Editions Nathan, le tome 1 d’une dystopie féministe glaçante en huis clos.
Deux autrices, deux univers, une grande amitié et un talent unique pour explorer la psychologie des personnages et construire des univers immersifs. Avec elles, nous décortiquons leur passion commune pour l’écriture et retraçons les premières étapes de leur carrière d’écrivaine.
Alors...
Comment démarre-t-on l’écriture d’un roman quand on vient d’autres univers ?
Comment affronte-t-on la page blanche et le fameux syndrome de l’imposteur ?
Comment trouve-t-on sa propre voie pour se détacher de ses influences ?
Comment construit-on le mystère et le suspense pour tenir le lecteur en haleine, que ce soit dans une dystopie sombre ou une comédie familiale ?
Quelles sont les différences d’écriture entre la littérature jeunesse et le Young Adult ?
Comment trouve-t-on son premier éditeur ?
C’est à toutes ces questions et à bien d’autres que nous répondons dans cet épisode.
Bonne écoute !
Liens d’écoute : https://smartlink.ausha.co/la-machine-a-ecrire/premiers-romans-audrey-faulot-chloe-vollmer-lo
Crédits photos : Léa Schneider
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5 bonnes histoires, c’est la sélection hebdo de récits intéressants, émouvants, passionnants découverts dans la semaine par l’équipe de La Machine à écrire, le podcast de celles et ceux qui créent des histoires.
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