5 Bonnes Histoires Le Vendredi - 13 mars 2026
Cette semaine, une série qui fait du bien, un doc qui fait froid dans le dos, une BD qui parle de relation mère-fille, un court-métrage primé à Sundance et un album jeunesse écolo-fantastique...
Voici les 5 bonnes histoires du vendredi, sélectionnées avec soin et attention par Yannick Lejeune et Michael Cesneau, l’équipe de La Machine à Ecrire.
Une série par un maître du genre
Greg Russo, romancier, auteur de pulp à succès, accepte de donner une masterclass à l’université de Ludlow. Il déteste l’exercice, d’autant plus qu’il se sent un peu dépassé par son époque, mais sa fille, Katie, professeure sur le campus, vient d’être quittée par son mari. Il a décidé d’être là pour elle, qu’elle le veuille ou non...
Avec Rooster, Bill Lawrence (Scrubs, Ted Lasso…) et Matt Tarses signent une comédie hilarante sur les fragilités humaines et les malentendus générationnels. Steve Carell y incarne un sexagénaire bien intentionné, souvent maladroit, jamais cynique, et excelle dans l’humour du malaise. Face à lui, le casting est irréprochable, avec une mention spéciale pour John C. McGinley, le Dr Cox de Scrubs, dont la présence s’impose immédiatement. Si vous aimez les séries bienveillantes, très drôles et touchantes, vous allez adorer.
Rooster, de Bill Lawrence et Matt Tarses, sur HBO Max
Une documentaire sur des mâles à la dérive
Un influenceur expose son credo : richesse, domination et femmes réduites au rôle de variables du succès masculin… Louis Theroux, le documentariste britannico-américain remonte les filières des univers numériques où la masculinité toxique devient un produit. De Marbella à Miami, il rencontre les figures d’un écosystème qui transforme la frustration de jeunes hommes en audience, puis en business.
Fidèle à sa méthode (sourire ferme, questions précises, silences qui en disent long), Theroux soulève les contradictions et dévoile l’envers du décor sans sensationnalisme.
Louis Theroux : Plongée dans la manosphère, de Louis Theroux, sur Netflix
Une BD pour regarder ses enfants
Sur un canapé, une mère observe sa fille remonter maladroitement une fermeture éclair. Dans cet instant banal, tout se concentre : tendresse, gêne, peur, complicité. Mère seule depuis le divorce, puis le décès du père, elle regarde son adolescente grandir avec une inquiétude diffuse alors que celle-ci apprend à naviguer entre amitiés, affirmation de soi et premières expériences.
Cati Baur adapte le roman éponyme de Nadia Daam, journaliste à France Inter, autrice et animatrice du podcast Entre Elles. Traits légers et tons pastels captent à la fois le passage du quotidien et la discrétion des doutes maternels. L’album aborde la génération Z sans condescendance ni nostalgie, avec une curiosité sincère et un humour qui allège sans jamais édulcorer. Une œuvre tendre et moderne, qui propose une belle réflexion sur la relation mère-fille.
La gosse, de Cati Baur d’après Nadia Daam, chez Rue de Sèvres
Un court-métrage sur les secrets de famille
2015, Jack Dunphy filme en secret les funérailles de son grand-père Bob, homme distant et sévère, espérant y trouver les racines d’un traumatisme familial transgénérationnel. Quelques mois plus tard, c’est son père Mark qui meurt à son tour, emportant avec lui rêves brisés et blessures héréditaires.
Ce court métrage hybride, lauréat du jury non-fiction à Sundance 2024, mêle archives familiales, entretiens et séquences animées en cut-out, dont l’humour rappelle King of the Hill. Cinéaste et animateur de Chicago, Dunphy signe lui-même scénario, montage et animations. L’animation et l’humour créent une distance salutaire pour aborder non-dits, silences pesants et la brutalité ordinaire des liens père-fils. Une cartographie sensible des cicatrices familiales, souriante et bouleversante à la fois.
Bob’s Funeral, de Jack Dunphy, sur Vimeo
Un livre jeunesse pour parler de lointains ancêtres
Sur une île envahie par les déchets, Oskar rêve d’ailleurs. Au large, Téphras, un dragon redoutable, patrouille sur les eaux et empêche quiconque de quitter ce monde. Un matin, la mer gèle, immobilisant la créature. Oskar saisit sa chance et traverse la banquise en pleine tempête, persuadé que le bonheur l’attend au-delà de l’horizon. Mais ce qu’il découvre bouleverse sa vision du dragon, de l’île et de lui-même…
Benjamin Richard et Gérald Guerlais, illustrateur passé par les plus grands studios d’animation américains, signent une fable fantastique et écologique qui évite soigneusement la morale assénée. Dès 5 ans, l’album mêle aventure initiatique et réflexion discrète sur le soin du monde. Un très beau conte.
Oskar et le dragon, de Benjamin Richard et Gérald Guerlais, chez Glénat Jeunesse
Un nouvel épisode de La Machine à Ecrire est arrivé !
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre d’autrices de talent, Audrey Faulot et Chloé Vollmer-Lo, qui reviennent avec nous sur la conception de leurs premiers romans.
Audrey Faulot est une véritable amoureuse de l’histoire et des mots. Agrégée de lettres modernes et spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, elle enseigne à l’université quand elle n’écrit pas des romans jeunesse. Son 1er roman, La Clé des champs, a reçu le Prix du Premier Roman Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama. Depuis la rentrée, elle est de retour en librairie avec son 2e roman, Moonwalk, une comédie familiale et fantastique sur un jeune héros qui doit sauver sa mère du rajeunissement.
Chloé Vollmer-Lo est une artiste aux multiples facettes. Issue du théâtre, photographe de métier et autrice, elle possède un œil unique pour capter l’intime. Sa 1re incursion dans l’écriture scénaristique s’est faite à travers la BD L’Apocalypse selon Magda, dessinée par Carole Maurel. Elle nous revient avec son 1er grand roman, L’Institut du nouveau lendemain, les visages du feu aux Editions Nathan, le tome 1 d’une dystopie féministe glaçante en huis clos.
Deux autrices, deux univers, une grande amitié et un talent unique pour explorer la psychologie des personnages et construire des univers immersifs. Avec elles, nous décortiquons leur passion commune pour l’écriture et retraçons les premières étapes de leur carrière d’écrivaine.
Alors...
Comment démarre-t-on l’écriture d’un roman quand on vient d’autres univers ?
Comment affronte-t-on la page blanche et le fameux syndrome de l’imposteur ?
Comment trouve-t-on sa propre voie pour se détacher de ses influences ?
Comment construit-on le mystère et le suspense pour tenir le lecteur en haleine, que ce soit dans une dystopie sombre ou une comédie familiale ?
Quelles sont les différences d’écriture entre la littérature jeunesse et le Young Adult ?
Comment trouve-t-on son premier éditeur ?
C’est à toutes ces questions et à bien d’autres que nous répondons dans cet épisode.
Bonne écoute !
Liens d’écoute : https://smartlink.ausha.co/la-machine-a-ecrire/premiers-romans-audrey-faulot-chloe-vollmer-lo
Crédits photos : Léa Schneider
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5 bonnes histoires, c’est la sélection hebdo de récits intéressants, émouvants, passionnants découverts dans la semaine par l’équipe de La Machine à écrire, le podcast de celles et ceux qui créent des histoires.
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